 Convention organisée par Alain Lambert, secrétaire national de l'UMP en charge de l'économie, sénateur de l'Orne et Pierre Méhaignerie, secrétaire général de l'UMP, député d'Ille-et-Vilaine. Depuis plus de trente ans, la France espère le retour de la croissance et du plein-emploi. Toute à sa nostalgie des Trente Glorieuses, elle se répète qu'elle est un pays riche, admiré, peut-être même envié. Et elle attend. Elle laisse le taux de chômage dériver à des niveaux que plus aucun de ses partenaires n'accepte ; et refuse d'admettre que le partage du travail n'est pas la solution, mais la cause du chômage. Faute de croissance, elle n'a pas d'autre solution que de financer son modèle social par la pression fiscale, qui dissuade l'initiative, et par la dette publique, qui hypothèque gravement l'avenir des générations futures. Depuis quelques années, la France connaît en outre un déficit d'innovation technologique dont le signe le plus récent est la dégradation de son commerce extérieur. Cette situation est d'autant plus préoccupante que la France doit désormais faire face à la double concurrence des économies émergentes, qui produisent à moindre coût, et des économies développées qui tirent parti de leur effort d'innovation. Doit-on s'étonner, dès lors, que la France peine à convaincre ses partenaires de la supériorité d'un modèle social qui s'accommode d'un taux de chômage de plus de 10 % de la population active et qui produit en fait plus d'injustices qu'il n'en combat ? En réalité, tout semble indiquer que la France a oublié que la croissance ne se décrète pas, mais qu'elle se décide. Où en est la situation économique de la France aujourd'hui ? Y a-t-il une fatalité au chômage, aux délocalisations, à la diminution du pouvoir d'achat, à l'endettement public ? Quels enseignements peut-on tirer des comparaisons internationales et, plus particulièrement, des exemples européens ? Quelles sont les causes du décrochage technologique de la France par rapport à ses principaux partenaires ? Le financement de l'économie française est-il adapté ? Comment privilégier le travail sur l'assistance ? Comment réduire les déficits publics tout en consolidant les dépenses d'avenir ? Comment mettre en place une fiscalité de croissance, à la fois juste et efficace ? Et, plus généralement, quels sont aujourd'hui les vrais choix que la France doit faire pour renouer avec la croissance ? Le programme et les intervenants de la convention |