 En France, la réflexion sur les services publics ne part jamais des besoins de l'usager ou de l'économie, mais du périmètre des institutions publiques. Les termes "service public", "gestion publique", "agents publics" et "monopole" forment un tout indissociable tandis que c'est l'usager qui est prié de s'adapter à l'organisation des services publics et non l'inverse. Cette conception figée du service public, éloignée de ses principes fondateurs, prive les usagers des avantages que peuvent offrir, dans certains secteurs, d'autres modes d'organisation du service et empêche les pouvoirs publics de satisfaire les besoins nouveaux qui apparaissent (garde d'enfants ; dépendance ; accès à l'internet à hautdébit...) et les besoins du passé qui se transforment (horaires d'ouverture ; qualité de l'accueil ; simplification des procédures...) |